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Régler ses outils

Vingt minutes une fois, et c’est fait pour des mois. C’est probablement le meilleur rapport effort/protection de toute la formation, et presque personne ne le fait.

Les libellés varient d’un outil à l’autre, et ils changent avec le temps. Cherche les notions, pas les mots exacts.

L’entraînement. Cherche « améliorer le modèle », « contribuer à l’amélioration », « utiliser mes données ». Désactive, si l’option existe. Sur certaines offres professionnelles, c’est désactivé par contrat et l’option n’apparaît pas.

La conservation de l’historique. Certains services permettent de limiter la durée, ou de désactiver l’historique. Un historique désactivé signifie souvent que tu perds tes conversations, c’est un arbitrage à faire selon ton usage.

La mémoire entre conversations. Regarde si elle est active, et surtout regarde ce qu’elle contient. La plupart des gens découvrent des choses qu’ils n’auraient pas laissées là.

Les connecteurs. Si l’outil peut accéder à ta messagerie, ton agenda, ton stockage en ligne, vérifie ce qui est autorisé. Un connecteur donne un accès permanent, pas ponctuel.

Le partage de conversations. Certains outils permettent de générer un lien public vers une conversation. Vérifie si tu en as créé, et supprime ceux qui ne servent plus.

La double authentification. Elle ne relève pas de la protection des données au sens strict, et c’est pourtant ce qui empêche quelqu’un d’accéder à l’ensemble de tes conversations si ton mot de passe fuit.

Le compte personnel utilisé au travail. C’est le plus fréquent, et le plus problématique. Aucun contrat ne lie ton employeur au fournisseur. Les données professionnelles se retrouvent dans un service souscrit à titre privé, hors de tout cadre. Si ton organisation n’a pas d’offre professionnelle, ce n’est pas à toi de compenser en collant quand même : c’est à signaler.

Le lien de partage oublié. Tu as partagé une conversation pour montrer un résultat à un collègue. Le lien reste actif. Si la conversation contenait un extrait de dossier, il est toujours accessible. Fais le ménage, et prends l’habitude de vérifier ce que contient une conversation avant de la partager.

La mémoire qui ressort au mauvais moment. Tu as mentionné un dossier il y a trois semaines. Aujourd’hui, tu partages ton écran en réunion, et l’outil y fait référence. Ce scénario arrive, et il est embarrassant.

Quelques gestes qui ne concernent pas l’IA en particulier, et qui protègent quand même.

Verrouille ta session quand tu t’éloignes. Un assistant ouvert affiche l’historique de tes conversations à qui passe derrière toi.

Attention au partage d’écran. Ferme les onglets et les notifications avant de démarrer.

Et méfie-toi des extensions de navigateur qui promettent d’améliorer ton assistant. Beaucoup lisent tout ce qui s’affiche dans ton navigateur. N’en installe pas sans validation de ton service informatique.

Un réglage vérifié une fois se dérègle : une mise à jour ajoute une fonction activée par défaut, un changement d’offre remet des options à zéro.

Une fois par mois, deux minutes. Tu regardes la mémoire, tu regardes les liens de partage, tu regardes les connecteurs. C’est court, et ça évite les mauvaises surprises.

Mets-toi un rappel. Sans rappel, tu ne le feras pas.

L’application mobile mérite une attention particulière.

Vérifie les autorisations accordées : micro, photos, contacts, localisation. Une application d’assistant n’a pas besoin de ton carnet d’adresses.

Vérifie aussi si les notifications affichent le contenu des réponses sur l’écran verrouillé. Un aperçu de notification est visible par tout le monde.

Et si tu utilises la dictée vocale, souviens-toi que ce que tu dictes suit exactement le même chemin que ce que tu écris.

Passe les six réglages sur ton assistant principal, et note ce que tu as changé.

Ouvre le contenu de la mémoire et lis-le en entier. Supprime ce qui n’a rien à y faire.

Cherche les conversations partagées par lien. Supprime celles qui ne servent plus.

Vérifie les autorisations de l’application mobile.

Puis mets un rappel mensuel de deux minutes dans ton agenda. C’est l’étape qui fait la différence entre un réglage propre aujourd’hui et un réglage propre dans six mois.

Un dernier point, parce qu’il revient tout le temps. Si ton employeur n’a pas d’offre professionnelle, désactiver l’entraînement sur ton compte personnel ne règle rien : aucun contrat ne lie ton organisation au fournisseur, elle ne peut ni le savoir ni en répondre. La bonne démarche est de signaler le besoin, et de rester en attendant dans la colonne verte. Ce qui, tu l’as vu, laisse déjà beaucoup de possibilités.

Dernière fiche du module : les quatre situations métier qui posent le plus de problèmes.

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