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Avant de commencer

Chaque jour, dans des milliers d’entreprises, quelqu’un colle le CV d’un candidat, le dossier d’un patient ou la lettre de plainte d’un client dans un assistant conversationnel. Sans arrière-pensée, pour aller plus vite, souvent pour rendre service.

C’est le geste le plus courant, et le plus mal compris. Cette formation traite de celui-là.

Autant l’écrire tout de suite. Tu ne trouveras ici ni articles de loi, ni analyse de jurisprudence, ni modèle de registre de traitement.

La formation traite de ce que toi, à ton poste, tu peux faire et ne pas faire. Les gestes, les réflexes, les limites. Quand une question dépasse ce cadre, elle te dit vers qui la remonter.

Si tu cherches le cadre juridique complet, la référence est la CNIL (cnil.fr), et dans une organisation un peu structurée, le délégué à la protection des données est la personne à qui poser la question.

Reconnaître une donnée personnelle, y compris quand elle ne ressemble pas à un nom.

Distinguer ce qui relève de ta décision de ce qui relève de ton organisation.

Anonymiser un document pour de vrai, et repérer les détails qui ré-identifient malgré tout.

Régler tes outils une fois, correctement.

Traiter les quatre situations métier qui posent le plus de problèmes : recrutement, santé, données clients, mineurs.

Et savoir quoi faire si quelque chose est déjà parti.

À toute personne qui manipule des informations concernant d’autres gens. Ce qui, en pratique, veut dire presque tout le monde.

Un secrétariat qui traite des courriers. Un service RH qui lit des candidatures. Un commercial qui gère un fichier clients. Un soignant, un enseignant, un travailleur social. Un artisan qui a les coordonnées de ses clients. Un trésorier d’association qui a la liste des adhérents.

Aucune connaissance juridique n’est nécessaire, et aucune compétence technique non plus.

Elle ne te dira pas que tel outil est conforme et tel autre ne l’est pas. Cette évaluation dépend du contrat souscrit, des réglages, du type de données et de l’organisation. Elle change avec le temps, et elle relève de ton employeur.

Elle ne te donnera pas d’avis juridique sur ta situation.

Et elle ne te dira pas d’arrêter d’utiliser ces outils. La plupart des usages professionnels sont parfaitement possibles à condition de préparer la matière. C’est justement l’objet du module 2.

Le module 1 pose ce qui est en jeu : ce qu’est une donnée personnelle, ce qui se passe réellement quand tu colles un texte, et qui est responsable de quoi. Compte une heure.

Le module 2 est le plus pratique : la liste rouge, l’anonymisation, les réglages, et les quatre cas métier sensibles. Une heure trente.

Le module 3 sort de ton poste et regarde l’organisation : choisir un outil acceptable, écrire la règle interne, réagir à une fuite. Quarante-cinq minutes.

Les deux ateliers prennent trois quarts d’heure.

Trois documents réels de ton travail, ceux que tu aurais spontanément envie de faire traiter par une IA. Un courrier, un tableau, un compte rendu.

De quoi noter.

Et environ quatre heures.

Réponds par écrit, sans chercher.

Combien de fois, ce mois-ci, as-tu collé dans un outil d’IA un texte contenant le nom de quelqu’un d’autre ? Un chiffre approximatif suffit.

Sais-tu si ton employeur a une règle écrite sur le sujet ? Oui, non, ou tu ne sais pas.

Et si une donnée client partait par erreur, saurais-tu à qui le dire dans l’heure ?

Tu reliras ces trois réponses au bilan.

Vérifie ta compréhension

Question : cette formation va-t-elle te dire quel outil d’IA est conforme au RGPD ?

Réponse : non, et méfie-toi de qui l’affirme. La conformité dépend du contrat souscrit, des réglages, du type de données traitées et de l’organisation qui les traite. Elle relève de ton employeur, pas de toi. Ce que la formation te donne, ce sont les gestes qui restent valables quel que soit l’outil.

Première fiche : ce qu’est vraiment une donnée personnelle.

Une formationBaxIA