Aller au contenu

Atelier 1 · La première automatisation

Cet atelier valide les modules 1 et 2. Compte deux heures. Il clôt la première journée.

Il se fait sur un processus réel de votre organisation. Une automatisation d’exemple marche toujours, et n’apprend rien.

Un enchaînement construit, testé sur un jeu de cas, doté d’une branche de secours, et lancé en mode à blanc avant de quitter la salle.

Reprends tes candidats et applique le test à trois critères.

Vérifié ? Le candidat retenu
Fréquence : au moins plusieurs fois par semaine
Stabilité : le processus n’a pas changé depuis six mois et ne va pas changer
Coût de l’erreur : identifié, et le point de contrôle est décidé
Quelqu’un lit encore le résultat de cette tâche
Aucune action irréversible ne se déclenchera sans validation

Un seul candidat. Celui qui te semble le plus simple, pas le plus impressionnant.

Si aucun ne passe le test, c’est un résultat : écris pourquoi, et prends le meilleur des recalés en sachant ce qui manque.

Le processus réel, en dix à vingt lignes, avec les cinq colonnes.

Puis les trois questions, posées à la personne qui fait la tâche si elle est dans la salle.

Fait ? Contrôle
Ce qui arrive une fois sur dix est écrit
Les vérifications implicites sont listées
Les décisions cachées sont repérées, et tranchées : règle explicitée, sortie de l’automatisation, ou renoncement
La colonne « que se passe-t-il si ça rate » est remplie pour chaque étape

Trois minutes de dessin, sept de discussion.

D’où viennent les données, par où elles passent, où elles vont, ce qu’elles contiennent.

Décidé ? Le point
Chaque étape ne reçoit que ce dont elle a besoin
Le compte utilisé est un compte de service, pas un compte personnel
Les droits accordés sont les plus faibles possibles
Si des données personnelles circulent, l’inscription au registre est notée à faire

Dans l’ordre, en vérifiant à chaque ajout.

Le déclencheur seul. Regarde ce qu’il produit réellement.

Le filtre, le plus tôt possible.

Une action, la plus simple, avec les destinataires remplacés par ta propre adresse.

Les autres actions, une par une.

Vérifié ? Contrôle de construction
Sept étapes maximum, sinon découpé en deux enchaînements
Chaque étape porte un nom métier, pas un nom de connecteur
Chaque boucle est bornée
Le comportement d’erreur est choisi pour chaque étape
Les actions à effet externe ont une protection contre les doublons
Une branche « à vérifier » existe, avec date, donnée et raison
S’il y a une étape d’IA : sortie contrainte, invention interdite, sortie hors format traitée

Le jeu de cas : ceux de la cartographie, plus les quatre tordus.

Testé ? Le cas
Le cas normal
Le cas vide
Le cas énorme
Le cas mal formé
Le doublon
Les cas particuliers issus de la cartographie

Vérifie avant chaque lancement que rien ne part vers un vrai destinataire.

Remplace les actions à effet externe par une écriture dans un tableau « ce que j’aurais fait » : date, élément, action prévue, valeurs.

Active l’enchaînement, et note la date de relecture du tableau : trois jours ouvrés.

C’est le dernier geste de l’atelier, et c’est celui qui décide si l’automatisation existera vraiment.

Critère Points
Le candidat passe le test à trois critères, et le point de contrôle est décidé /3
La cartographie porte sur le processus réel, décisions cachées tranchées /3
Le croquis des données est fait, compte de service utilisé /2
L’enchaînement respecte les règles de construction, boucles bornées comprises /3
Le comportement d’erreur est choisi par étape, doublons protégés /3
La branche « à vérifier » existe et a été testée /2
Les quatre cas tordus sont passés /2
L’enchaînement tourne en mode à blanc, avec une date de relecture /2

Seuil de validation : 14 sur 20.

Un enchaînement qui tourne à blanc, une cartographie, un croquis des données, un jeu de cas, et une date de relecture.

Autrement dit : tout ce qu’il faut pour décider lundi prochain si on le branche vraiment.

Pendant les trois jours à blanc, note ce que le tableau révèle : cas non prévus, valeurs bizarres, volume réel. Cette liste est le meilleur point de départ de la version 2.

Et si tu as le temps, construis le second enchaînement de ta liste en réutilisant la méthode. Le second prend une heure au lieu de deux, et c’est à ce moment-là que la formation se rentabilise.

Une formationBaxIA