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Atelier 1 · Le courrier décodé

Cet atelier valide les modules 1 et 2. Comptez quarante minutes, et prévoyez de quoi écrire.

Il se fait avec un courrier réel, celui que vous avez posé sur le buffet en vous disant que vous verriez plus tard. C’est tout l’intérêt : à la fin de l’atelier, il sera traité.

Comprendre un courrier administratif, vérifier ce qui doit l’être à la main, et produire une réponse que vous acceptez de signer.

Choisissez-en un. Caisse de retraite, impôts, mutuelle, syndic, banque, assurance : peu importe, pourvu qu’il soit vrai et qu’il vous ennuie un peu.

Avant toute chose, cachez vos numéros. Numéro de sécurité sociale, numéro fiscal, numéro d’allocataire, numéro de contrat. Un doigt, un bout de papier, une étiquette : n’importe quoi qui les masque sur la photo.

Photographiez ensuite, à plat sur une table, d’aplomb, une page à la fois.

Reprenez la demande complète de la fiche « Comprendre un courrier », avec les trois points : ce qu’on me demande, avant quelle date, ce qui n’est pas clair.

Lisez la réponse en entier. Puis notez à la main, sur votre papier, trois choses seulement.

À noter Votre réponse
Ce qu’on me demande, en une phrase
La date limite, s’il y en a une
Ce qui reste flou et qu’il faudra demander ailleurs

Si vous n’arrivez pas à remplir la première ligne en une phrase, c’est que l’explication était encore trop compliquée. Demandez : « Reprenez en trois phrases, comme si vous parliez à quelqu’un qui n’a jamais vu ce genre de courrier. »

C’est l’étape que personne ne fait, et c’est celle qui compte.

Reprenez le papier d’origine, avec vos yeux, et retrouvez vous-même la date limite et le montant principal. Comparez avec ce que la machine vous a annoncé.

Vérification Résultat
La date annoncée figure bien sur le courrier, au même endroit
Le montant annoncé est bien celui qui est écrit
Aucun chiffre de l’explication n’est absent du courrier

Si un écart apparaît, notez-le. Ce n’est pas un incident : c’est exactement ce que cet atelier sert à vous apprendre à voir.

Rédiger la réponse, si le courrier en appelle une (15 minutes)

Section intitulée « Rédiger la réponse, si le courrier en appelle une (15 minutes) »

Beaucoup de courriers n’attendent rien. Si c’est le cas du vôtre, passez directement à l’étape suivante et notez-le, c’est déjà un résultat.

Sinon, dictez la situation en désordre, puis ajoutez le but, le ton, la longueur, et la phrase qui compte : n’inventez aucune date ni aucun montant que je ne vous ai pas donnés.

Relisez ensuite à voix haute. Trois questions, dans cet ordre.

Les faits sont-ils exacts, chaque date et chaque chiffre ?

Est-ce que ça vous ressemble, ou est-ce que c’est trop guindé ?

Est-ce que la lettre promet quelque chose que vous n’avez pas décidé ?

Corrigez, une chose à la fois. Puis imprimez, ou recopiez à la main si vous préférez le papier.

C’est l’étape qu’on saute et qui fait rater l’atelier.

Mettez la lettre dans une enveloppe, ou envoyez le message. Aujourd’hui.

Critère Points
Le courrier traité est réel, pas un exemple /2
Les numéros ont été cachés avant la photo /3
Les trois lignes du tableau sont remplies à la main /3
La date et le montant ont été vérifiés sur le papier d’origine /4
La réponse, s’il en fallait une, contient la consigne sur les dates et les montants /3
La lettre a été relue à voix haute et corrigée au moins une fois /2
Le courrier est traité : réponse partie, ou décision prise de ne rien faire /3

Seuil de validation : 14 sur 20.

Un courrier réglé, ce qui n’est pas rien. Une méthode qui se répète à l’identique pour le suivant. Et la connaissance concrète du seul point où la machine se trompe le plus souvent.

Refaites l’atelier avec un courrier plus difficile, une notification de la caisse de retraite ou un avis d’imposition.

Et si quelqu’un de votre entourage a le même genre de papiers en attente, faites-le à deux. À deux, l’étape de vérification se fait beaucoup mieux : celui qui n’a pas dicté relit avec des yeux neufs.

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