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Avant de commencer

Cette formation part d’un constat simple : la plupart des contenus sur l’IA destinés aux personnes âgées sont soit alarmistes, soit infantilisants. Les deux sont désagréables et les deux sont inutiles.

Ici, on part du principe que vous êtes parfaitement capable de comprendre de quoi il s’agit. Ce qui vous manque, éventuellement, c’est le vocabulaire et l’habitude. Pas l’intelligence.

Le reste du catalogue tutoie. Cette formation vouvoie, et c’est délibéré.

Se faire tutoyer par un inconnu, à un certain âge, n’est pas anodin. Ce n’est pas de la raideur, c’est du respect élémentaire. Si vous préférez le tutoiement, considérez que c’est fait.

À trois publics à la fois, et c’est voulu.

Aux personnes qui veulent s’y mettre. Vous entendez parler de ces outils, vos proches s’en servent, et vous vous demandez si ça vaut la peine. La réponse dépend de ce que vous voulez en faire, et cette formation vous donne de quoi décider.

Aux aidants. Vous accompagnez un parent, un conjoint, un voisin. Vous vous demandez comment expliquer sans être pesant, et surtout comment protéger sans confisquer.

Aux animateurs. Médiathèque, CCAS, club, association, résidence. Vous avez à faire une séance sur le sujet et vous cherchez de quoi la construire. Les deux ateliers sont conçus pour être animés en groupe.

Trois choses, pas plus.

Comprendre ce qu’est réellement cet outil, en une page, sans vocabulaire technique.

Savoir s’en servir pour cinq ou six choses concrètes qui font gagner du temps ou de la tranquillité. Comprendre un courrier administratif, écrire une lettre difficile, préparer un rendez-vous médical, retrouver un mot qui ne vient pas.

Et reconnaître les arnaques qui visent précisément votre génération. Celle-là, c’est la partie sérieuse, et elle occupe un tiers de la formation.

Elle ne vous dira pas que c’est formidable. Certains usages sont utiles, d’autres sont du gadget, et la formation fait la différence.

Elle ne remplacera pas votre médecin, votre notaire ni votre banquier. Une fiche entière explique pourquoi, parce que c’est le piège le plus coûteux.

Et elle ne vous obligera à rien. Si, arrivé au bout, vous décidez que ça ne vous intéresse pas, vous aurez quand même appris à ne pas vous faire avoir. C’est déjà l’essentiel.

Un téléphone, une tablette ou un ordinateur, avec internet.

Un accès à un assistant conversationnel. Les principaux ont une version gratuite, largement suffisante. Vous n’avez rien à acheter, et personne ne doit vous demander de payer quoi que ce soit pour suivre cette formation.

De quoi écrire. Un carnet fait très bien l’affaire.

Et deux ou trois papiers réels : un courrier administratif que vous n’avez pas bien compris, une lettre que vous repoussez d’écrire. Ils serviront aux exercices.

La première partie, environ une heure, sert à se lancer : à quoi ça sert vraiment, comment parler plutôt qu’écrire, et ce qu’il ne faut surtout pas croire.

La deuxième, une heure et quart, montre les usages qui changent le quotidien. C’est la partie la plus concrète.

La troisième, une heure, traite des arnaques. Voix imitée, faux conseiller bancaire, faux dépannage. C’est la partie que je vous demande de ne pas sauter, même si le reste ne vous intéresse pas.

Les deux ateliers prennent trois quarts d’heure et se font avec vos propres papiers.

Écrivez sur votre carnet la réponse à deux questions. Vous les relirez à la fin.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de lire ceci, ou qui vous l’a mis entre les mains ?

Et quelle est la chose, dans votre semaine, qui vous prend du temps ou vous agace, et pour laquelle vous aimeriez un coup de main ? Une lettre à écrire, un formulaire à remplir, une démarche à comprendre.

Gardez cette seconde réponse sous la main. Elle servira de fil conducteur.

Vérifiez que vous avez compris

Question : faut-il payer pour utiliser ces outils ?

Réponse : non, pas pour ce qui est vu ici. Les versions gratuites suffisent. Si quelqu’un vous appelle ou vous écrit pour vous vendre un abonnement, une formation ou un « accès privilégié » à l’intelligence artificielle, c’est une tentative d’arnaque. On y revient dans la troisième partie.

Première fiche : à quoi ça sert, concrètement.

Une formationBaxIA